Brigitte Smadja « Le jour de la finale » Actes Sud
Marianne, une
enseignante de 50 ans, s’apprête à assister au mariage de son cadet, Simon,
avec lequel les rapports ne sont pas au beau fixe. C’est un samedi, jour de la Coupe
du Monde France-Italie. Elle est bien loin de participer à la liesse ambiante,
toute à sa peur de revoir le père de ses enfants, cet homme qui les a
abandonnés il y a vingt ans déjà, cet amant qui n’était que reproches et
silences. Elle revit les premiers émois, jusqu ‘à la rupture, s’interroge
sur le bonheur à venir de Simon, et se voit obligée d’ouvrir les yeux sur
certains secrets…
Arnauld Pontier « le fruit du silence » Actes Sud
1947, Jurij est interné
à Ischia pour le guérir des nombreux troubles occasionnés par la guerre, les
camps et surtout le souvenir d’actes honteux. 1963, Gert part à la recherche de
son fils qu’il n’a jamais vu. Si sa maladie l’a envoyé sur les routes, le
principal déclencheur est cependant une mémoire coupable dévorante. 1967, André
tombe fou amoureux de Flora, séductrice et profondément blessée. Au fil de
l’histoire, le puzzle se construit, révélant des liens intimes et destructeurs.
Shalom Auslander « La lamentation du prépuce » Belfond
« Je crois en
Dieu. C’est un gros problème, chez moi. » Tout est dit ! L’auteur,
dans un style comique et satirique, nous confie son enfance étouffée par une
religion effrayante, son adolescence rebelle face à un Dieu à la ruse sans
limites, son envie de prendre ses distances vis-à-vis de parents qui érigent
tout en faute, sa volonté de fonder une famille libre de craintes paralysantes.
Parce que Dieu n’est vraiment pas un ami qui vous veut du bien.
James Canon « Dans la ville des veuves intrépides » Belfond
Nous sommes en 1990, à
Mariquita, un village non localisable dont la vie paisible prend fin avec
l’arrivée de guérilleros qui, au nom d’une cause qui n’appartient qu’à eux,
réquisitionnent vivres et hommes, assassinant les récalcitrants. Stupeur et
tristesse passées, les femmes doivent apprendre à vivre seules, et
l’organisation ne se fera pas sans heurts.
Maggie O’Farrell « L’étrange disparition d’Esme Lennox » Belfond
Iris Lockhart, jeune
femme bien de son temps, reçoit une lettre à la signature illisible à propos
d’une certaine Euphemia Lennox. Les découvertes qu’elle fera sont effarantes et
concernent son propre passé. Elle prend conscience que les conventions sociales
et le poids des obligations familiales ont détruit bien des vies…
George Hagen « Les grandes espérances du jeune Bedlam » Belfond
Les espoirs et les
tribulations de Tom, de petit titi lucide à médecin humaniste et généreux; du
Londres des bas-fonds à l’Afrique du Sud, ses beautés et ses batailles. Il a
toujours défendu une mère trop bonne, a mis du temps à ouvrir les yeux sur un
père absent et raconteur d’histoire. Un bienfaiteur inespéré le projettera dans
le monde, lui permettra de réaliser ses rêves. Un pur bonheur de lecture,
foisonnant d’intrigues et de personnages, de rires et de larmes.
Richard Powers « La chambre aux échos » Le Cherche Midi
En février 2002, Mark
Schluter verse dans le bas côté avec son camion. Après un court coma, il
reprend conscience. Mais s’il retrouve ses souvenirs et ses facultés, il ne
reconnaît plus Karin, sa sœur. Pour lui, elle a perdu son job, quitté un début
de romance et est revenue dans une ville qu’elle a fuie. Avec lui ,elle va non
seulement réaffronter le passé mais aussi elle-même.
Une belle réflexion sur
notre identité et la part d’altérité qui nous fonde.
Anna Gavalda « La consolante » Le Dilettante
Charles est un
architecte toujours entre deux avions. A presque cinquante ans, il a perdu le
contact avec lui-même : en couple avec une femme sur les sentiments de laquelle
il s’interroge, des liens distendus avec sa famille, un boulot réduit aux
problèmes de logistique. Lorsqu’il reçoit une lettre avec cette seule phrase:
« Anouk est morte », il se retrouve dans l’obligation de faire face à
son passé et tout ce qu’il a nié. Et au final, après aveux et désaveux, la
possibilité de se reconnaître enfin.
Antonio Scurati « Le survivant » Flammarion
Le 18 juin 2001,
Vitaliano Caccia, armé d’un pistolet semi-automatique, décime sept enseignants qui
lui font passer son examen final. Reste, survivant, Andrea Marescalchi, le seul
à avoir toujours cru en l’adolescent. La stupeur passée, les débats se font
rudes : c’est la faute de la société, celle des « jeunes »
irrespectueux et menaçants, de la mauvaise éducation… Et le professeur de philo
s’interroge : a-t-il, dans l’un de ses cours, donné matière à l’acte? A-t-il
une responsabilité dans l’horreur.
Un récit sans
concession sur un thème très actuel.
Claire Messud « Les enfants de l’empereur » Gallimard
Nous sommes dans les
années 90, à New-York, où un groupe de trentenaires se cherche, entre arrivisme
cynique et naïveté. Ils jouent et se jouent la comédie, jusqu’au coup d’arrêt
du 11 septembre, et l’effondrement des fragiles constructions intimes.
Un roman dense et
attachant sur l’identité : est-ce que ce qui compte est la façon dont l’on se
voit ou comment les autres nous perçoivent? Qu’est-ce qui est le plus important
: la vérité ou son image?
Véronique Ovaldé « Et mon cœur transparent » L’Olivier
Dès la première phrase,
Irina, la femme de Lancelot, est morte et ce dernier est ravagé par le chagrin.
Transi d’amour, lancelot se refuse à rester les bras ballants face à cette
disparition qu’il juge mystérieuse. Il mène sa petite enquête et découvre une
double vie à celle qu’il pensait connaître sur le bout des doigts.
Bruce Wagner « Toujours L.A. » Sonatine
L.A., la ville de tous
les possibles, de tous les phantasmes, de tous les excès. L.A., un vivier de talents
et de loosers, de génies et de parasites. Là vivent Becca- 25 ans, sosie de
Drew Barrymore, Lis Anne - 37 ans, secrétaire, 20 kilos de trop, une peur
panique de l’avion-, Kit - 34 ans, bel acteur à succès. Leurs aventures sont
aussi imprévisibles que délirantes, entre hypocrisie, manipulations et
faux-semblants. Pourtant, les paillettes tombent, et c’est fatal.